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Chirurgie de la cataracte

La chirurgie de la cataracte

La chirurgie de la cataracte consiste à remplacer le cristallin naturel de votre œil par un artificiel.

C’est l’opération la plus courante au Royaume-Uni, avec un taux de réussite élevé pour améliorer votre vue.

Cela peut prendre de 4 à 6 semaines pour récupérer complètement de la chirurgie de la cataracte.

Que sont les cataractes?

Les cataractes surviennent lorsque le cristallin de votre œil, un petit disque transparent, développe des zones opaques.

Quand nous sommes jeunes, notre cristallin se comporte comme une lentille transparente, ce qui nous permet de voir au travers.

 En vieillissant, ils commencent à s’opacifier, comme un verre dépoli, et limitent notre vision.

La cataracte affecte le plus souvent les adultes en raison du vieillissement. Voir les cataractes liées à l’âge.

Avez-vous besoin d’une intervention chirurgicale?

Si vous avez une cataracte, c’est à vous de décider si vous allez subir une chirurgie de la cataracte.

La cataracte s’aggrave lentement avec le temps. La chirurgie pour remplacer la lentille trouble est le seul moyen d’améliorer votre vue.

La chirurgie est généralement proposée par l’ophtalmologiste si vos cataractes affectent votre vue et votre qualité de vie.

La décision de subir une intervention chirurgicale ne doit pas être basée uniquement sur les résultats de votre test oculaire (acuité visuelle).

Vous pouvez avoir d’autres raisons personnelles pour décider de subir une intervention chirurgicale, telles que vos activités quotidiennes, vos passe-temps et vos intérêts.

Vous pouvez choisir de différer une intervention chirurgicale pendant un certain temps et de vous faire contrôler régulièrement pour surveiller la situation.

Il n’a pas été prouvé que les médicaments ou les gouttes ophtalmiques améliorent la cataracte ou qu’ils ne freinent leur aggravation.

Avant l’opération

Avant la chirurgie, vous serez dirigé vers un ophtalmologiste spécialisé pour une évaluation.

Au cours de l’évaluation, différentes mesures seront prises de vos yeux et de votre vue notamment la mesure de la TO.

L’évaluation est une occasion de discuter de tout ce qui a trait à votre exploration, y compris:

Vos préférences en matière de lentille, telles que la vision de près ou la vision longue

Les risques et les avantages de la chirurgie

Si vous avez besoin de lunettes après la chirurgie

Combien de temps vous allez prendre pour récupérer complètement

Si vous avez l’habitude d’utiliser un œil pour la distance et un autre pour la lecture, appelé monovision, vous pouvez demander à rester de cette façon.

Cela signifie généralement que vous obtiendrez une lentille de vision de près insérée dans un œil et une lentille de vision longue dans l’autre œil.

L’opération

La chirurgie de la cataracte est une procédure simple qui prend généralement de 30 à 45 minutes.

C’est souvent une chirurgie d’un jour sous anesthésie locale et vous devriez pouvoir rentrer chez vous le même jour.

Pendant l’opération, le chirurgien fera une petite incision dans l’œil pour retirer le cristallin trouble et le remplacer par un autre en plastique transparent.

La plupart des gens devront porter des lunettes pour certaines tâches, comme la lecture, après une chirurgie, quel que soit le type de lentille installé.

Si vous avez une cataracte aux deux yeux, vous devrez procéder à deux opérations distinctes, généralement effectuées à une semaine minimum d’intervalle.

Cela donnera à votre premier œil le temps de guérir et votre temps de vision de revenir.

En savoir plus sur le rétablissement de la chirurgie de la cataracte.

Avantages de la chirurgie

Après une opération de la cataracte, vous devriez être capable de:

Regarder dans des lumières vives et ne pas voir autant d’éblouissement

Faire la différence entre les couleurs

Si vous avez une autre maladie affectant les yeux, telle que le diabète ou le glaucome, votre vision peut toujours être limitée, même après une chirurgie réussie.

Risques de chirurgie

Le risque de complications graves résultant de la chirurgie de la cataracte est très faible.

Les complications les plus courantes peuvent être traitées avec des médicaments ou une autre intervention chirurgicale.

Il existe un très faible risque – environ 1 sur 1 000 – de perte de la vue permanente dans l’œil traité en conséquence directe de l’opération.

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Cataracte liées à l'âge

Tout savoir sur les cataractes liées à l’âge

Les cataractes surviennent lorsque le cristallin, un petit disque transparent à l’intérieur de votre œil, développe des zones opaques.

Au fil du temps, ces patchs deviennent généralement plus volumineux, ce qui entraîne une vision floue et brumeuse et éventuellement la cécité.

Quand nous sommes jeunes, notre cristallin se comporte comme une lentille transparente, ce qui nous permet de voir au travers. En vieillissant, ils commencent à s’opacifier, comme un verre dépoli, et limitent notre vision.

Un oeil avec des cataractes

La cataracte apparaît généralement dans les deux yeux. Ils peuvent ne pas nécessairement se développer en même temps ou être identiques dans chaque œil.

Ils sont plus fréquents chez les personnes âgées et peuvent affecter votre capacité à effectuer des activités quotidiennes telles que la conduite.

La cataracte peut également toucher les bébés et les jeunes enfants.

Quand consulter un médecin

Si vous présentez l’un de ces symptômes, consultez un opticien:

votre vue est floue ou brumeuse

vous trouvez des lumières trop vives ou éblouissantes

vous avez du mal à voir en basse lumière

les couleurs semblent fanées

Si vous portez des lunettes, vous aurez peut-être l’impression que vos lentilles sont sales et doivent être nettoyées, même si ce n’est pas le cas.

Les cataractes ne sont généralement pas douloureuses et ne rendent pas vos yeux rouges ou irrités, mais elles peuvent l’être si elles sont à un stade avancé ou si vous avez une autre maladie des yeux.

Dépistage de la cataracte liée à l’âge

Votre ophtalmologue effectuera une série de tests de la vue, y compris un examen de l’acuité visuelle, qui mesurera votre vision à différentes distances.

Si votre ophtalmologue diagnostique une cataracte, vous pouvez être dirigé pour d’autres tests et traitements.

Traiter les cataractes liées à l’âge

Si vos cataractes ne sont pas trop graves, des lunettes plus fortes et des lampes de lecture plus lumineuses peuvent vous aider pendant un certain temps.

Mais la cataracte s’aggrave avec le temps, vous aurez donc éventuellement besoin d’une intervention chirurgicale pour retirer et remplacer le cristallin touché.

La chirurgie est le seul traitement efficace contre la cataracte.

Conduite et cataracte

Si vous avez une cataracte, cela pourrait affecter votre capacité à conduire.

Qu’est-ce qui cause les cataractes liées à l’âge?

Il n’est pas tout à fait clair pourquoi nous sommes plus susceptibles de développer une cataracte en vieillissant, mais certaines choses peuvent augmenter votre risque de cataracte, notamment:

  • Une histoire familiale de la cataracte (Héréditaire)
  • Etre fumeur
  • Diabète
  • Blessure à l’œil
  • Utilisation à long terme de stéroïdes
  • Boire trop d’alcool
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causes d'insuffisance rénale

Causes et prévention de l’insuffisance rénale

Chacun d’entre nous possède deux reins qui participent à plusieurs fonctions vitales pour l’organisme tel que la filtration du sang, la régularisation de la pression artérielle, le maintien de l’équilibre des minéraux et de l’équilibre acido-basique (PH) ainsi que la production de certaines hormone liées au maintien de la pression artérielle.


Les causes de l’insuffisance rénale :

Les causes sont nombreuses et différentes. Il y a trois types d’insuffisance rénale :

L’insuffisance rénale aigue : qui est souvent consécutive à une hémorragie, un choc traumatique, une infection générale, une intoxication médicamenteuse ou à l’obstruction des voies urinaires.

L’insuffisance rénale chronique : est en général la conséquence d’une autre maladie telle que le diabète, l’hypertension artérielle, la pyélonéphrite (infection bactérienne qui atteint le rein). Mais il existe aussi des facteurs de risque : l’âge (après 60 ans il y a plus de risques d’être touché par cette maladie) ; les antécédents familiaux (facteurs génétiques) ; les maladies cardiovasculaires ; la prise de certains médicaments néphrotoxiques ; l’obésité et les maladies auto immunaires.

Les syndromes néphrotiques : ils sont ou bien primitifs ou bien secondaires.

Le syndrome néphrotique primitif est souvent une maladie de l’enfance ( néphrose lipoïdique). Le syndrome néphrotique primitif peut également se voir dans d’autres maladies glomérulaires , classifiées selon les lésions observées sur la ponction-biopsie rénale : glomérulonéphrite membraneuse ou membrano-proliférative, glomérulosclérose focale segmentaire.

Les syndromes néphrotiques secondaires traduisent des glomérulopathies liées à diverses causes ( collagénoses, diabète, paludisme, syphilis, sida, intoxication par les métaux lourds comme le mercure et le thallium, per certains médicaments, cancers, toxémie gravidique…)

Prophylaxie :

Il faut savoir que le dépistage est fortement recommandé parce que les maladies rénales sont totalement silencieuses et qu’on peut faire beaucoup pour ralentir leur évolution. On doit faire le contrôle (examen de sang et examen d’urines) une fois par an, surtout si on est exposé aux facteurs de risques rénaux que sont par exemple le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité, le tabac et la prise de médicaments.

Plus tôt on dépiste une insuffisance rénale, moins grave sera la maladie parce que on dispose de beaucoup d’outils pour ralentir l’évolution vers la nécessité de dialyse comme par exemple toute la prise en charge diététique qu’on appelle la néphroprotection. Par l’alimentation on peut répartir différemment les aliments, par exemple, en fractionnant,  en diminuant la quantité de protéines, et en buvant au bon moment. Il faut aussi bouger son corps en faisant une activité physique quotidienne parce que c’est un organe très petit, très vascularisé. Et lorsque vous augmentez votre activité quotidienne vous protégez vos reins.

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Insuffisance rénale : Adieu la dialyse ?

L’insuffisance rénale est un problème de santé qui touche des millions d’êtres humains au tour du monde. Et qui est en progression alarmante.
Ce syndrome touche essentiellement les personnes âgées dans les pays développés et les jeunes actifs en Afrique.
Quand les reins ne font plus correctement leur travail l’organisme n’arrive plus à évacuer les déchets (notamment l’urée), qui vont s’accumuler dans le sang et entraîner des complications. En l’absence de traitement l’insuffisance rénale est mortelle.


Quatre solutions sont proposées pour soigner un patient qui souffre d’insuffisance rénale :


1- Un régime alimentaire avec un suivi strict et une réduction de la consommation de liquides (1.5L/J).
2- Médicaments
3- Dialyse
4- Transplantation rénale


Ces solutions sont efficaces mais imposent des contraintes lourdes. Elles permettent au patient d’échapper au danger de mort imminent certes, mais sans toutefois offrir la même qualité de vie que le reste de la population.


Découverte révolutionnaire ? : Un rein bionique


Le professeur William Fissell, un médecin spécialiste en néphrologie,de l’université de Californie à San Francisco, à lancer le Kidney Project.
Le but de ce projet est de créer un rein artificiel adapté au corps humain afin de trouver une solution durable au problème de l’insuffisance rénale de stade avancé.


Cette innovation est composée de filtres en silicium et de cellules rénales vivantes, il s’agit d’un rein hybride, autonome, destiné à être implanté chirurgicalement dans le corps des patients, et qui remplira le rôle d’un vrai rein en filtrant les déchets et les toxines présents dans le sang et en les évacuant dans les urines.


L’équipe du professeur William Fissel a réussi à mettre au point le premier rein bionique au monde.


Et comme l’annonce ces chercheurs qui ont travaillé sur le projet, ce rein bionique sera disponible après les phases d’expérimentation nécessaires à la sécurisation du processus.

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La mastectomie pour éviter les cancers du sein héréditaires

Laetitia Mendès possède le gène qui la prédispose à une forme de cancers héréditaires, notamment à un cancer du sein génétique. Depuis plusieurs générations, les femmes de sa famille ont été victimes de cette maladie à un très jeune âge. Pour ne plus subir ce qui s’avérait jusqu’alors une fatalité, Laetitia Mendès a choisi de subir, très jeune, une mastectomie préventive. Une décision pas toujours bien comprise par le corps médical…

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Allergies aux médicaments, 7% de la population concernés

Alors que la prévalence de toutes les formes d’allergies atteindrait 14% dans la population générale, l’allergie aux médicaments constitue une part non négligeable : elle touche 7% des individus et même jusqu’à 10% des personnes hospitalisées. Néanmoins, ses mécanismes restent assez flous. Eclairage sur ce phénomène et focus sur les allergies vaccinales, à l’occasion du 13ème Congrès Francophone d’Allergologie (Paris – 17 au 20 Avril 2018).

Un milliard d’individus allergiques aux médicaments

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’allergie aux médicaments est un effet indésirable (EI) suite à l’administration de médicaments chez l’Homme. « Ce sont des réactions, non prévisibles, qui concernent toutes les classes thérapeutiques, sans qu’aucune corrélation ne puisse être faite entre la gravité des signes et les classes en cause d’une part, et la dose administrée et la gravité des signes cliniques d’autre part, explique le Dr Benjamin Bonnet du service d’immunologie (CHU de Clermont-Ferrand, INRA, UMR 1019, ECREIN, Université de Clermont Auvergne).

7% de la population sont concernés par l’allergie aux médicaments, soit environ un milliard d’individus à l’échelle de la planète.

La suite de la l’article d’ Hélène Joubert, Journaliste scientifique publié sur e-docteur.fr le 20 juin 2018

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L’anévrisme artériel

Médecine augmentée se penche cette semaine sur le traitement de l’anévrisme de l’aorte abdominale et fait le point sur la progression de l’approche endovasculaire. Malgré l’arrivée d’une nouvelle génération d’endoprothèses, la chirurgie ouverte n’a pas dit son dernier mot. Explications du Pr Eric Steinmetz.

Actualités sur l’anévrisme artériel

Source: lequotidien du médecin

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https://www.youtube.com/watch?v=z08aGNeJqiQ

Actualités sur l’anévrisme artériel

Médecine augmentée se penche cette semaine sur le traitement de l’anévrisme de l’aorte abdominale et fait le point sur la progression de l’approche endovasculaire. Malgré l’arrivée d’une nouvelle génération d’endoprothèses, la chirurgie ouverte n’a pas dit son dernier mot. Explications du Pr Eric Steinmetz.

Actualités sur l’anévrisme artériel

 

Source: lequotidien du médecin

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Leucémie : première mondiale, un bébé guérit grâce à un traitement génétique

Layla, une petite fille d’un an souffrant d’une leucémie, est guérie grâce à des cellules immunitaires génétiquement modifiées. C’est la première fois au monde.

Le diagnostic de leucémie aiguë lymphoblastique avait été posé sur Layla, un bébé de 14 semaines. Ce cancer touche les cellules souches du sang. Malgré un traitement par chimiothérapie et une greffe de moelle osseuse, le cancer était toujours là, et les médecins, pessimistes, avaient conseillé à ses parents de l’hospitaliser en soins palliatifs.

Guérie grâce à des globules blancs modifiés

Les médecins ont alors proposé de tester un traitement expérimental sur Layla. Il s’agissait de modifier les globules blancs d’un donneur sain pour soigner sa leucémie résistante.

Après avoir reçu une injection de cellules génétiquement modifiées, les médecins ont pu, au bout de quelques semaines, annoncer aux parents que leur enfant était guérie.

Cette technique expérimentale, bien que prometteuse, doit encore faire ses preuves en guérissant d’autres malades.

source:

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Rapport entre le tabagisme et la cicatrisation

En plus d’autres effets néfastes, le tabagisme affecte la cicatrisation des plaies. Pourquoi un tel effet chez les fumeurs?  Explications.

Le tabagisme retarde la cicatrisation cutanée post-opératoire

Des études montrent que l’incidence des complications postopératoires, en particulier des complications du site opératoire, est plus importante chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. On a constaté chez les fumeurs des retards de cicatrisation et infections des plaies opératoires, des retards de consolidation osseuse, des lâchages de sutures vasculaires, digestives ou de paroi, des cicatrices hypertrophiques. Une étude de 2003 portant sur l’évaluation de 228 plaies a ainsi montré que le taux d’infection était de 12% chez les fumeurs et de 2% chez les non-fumeurs et que le taux de lâchage de suture des plaies était de 12% chez les fumeurs alors qu’il n’y avait aucun cas chez les non-fumeurs. Des études ont montré que les personnes fumant au moins un paquet par jour ont trois fois plus de risque de nécrose des tissus que celles fumant 2 paquets par jour ont 6 fois plus de risque que les non-fumeurs.

Ces troubles de la cicatrisation ont été montrés dans de nombreuses spécialités médicales, en particulier en chirurgie plastique et reconstructrice: on a pu constater des nécroses de lambeau, défauts de cicatrisation cutanée, affections des plaies opératoires. (5)
En matière de chirurgie buccale, on a noté une altération de la cicatrisation chez les fumeurs aussi bien en chirurgie qu’en cas de pose d’implants dentaires. La perte d’implant est deux fois supérieure chez les fumeurs que chez les non-fumeurs (6) et, lorsque l’implantation reste en place, le temps de cicatrisation est en général plus long de quelques semaines par rapport à la moyenne. (7)

En chirurgie orthopédique, il a été aussi constaté des retards de cicatrisation cutanée et des complications infectieuses de la cicatrice. Une étude a montré que le risque de complications de cicatrisation en chirurgie orthopédique est de 5% chez les non-fumeurs et de 31% chez les fumeurs. (8) Une autre étude a révélé que le tabagisme est le facteur de risque le plus important dans la survenue des complications des abords opératoires (hématome, infection, collection sous-fascisme). Ces complications sont responsables d’un allongement de la durée d’hospitalisation. (9)
Dans la chirurgie du cancer du sein,  le tabagisme est associé à des complications de la cicatrisation: infection, épidermolyse, nécrose de lambeaux cutanés. Une étude rétrospective a ainsi montré qu’il y avait 39% de complications de cicatrisations chez les fumeuses contre 26% chez les non-fumeuses. (10) On sait aussi que le tabac est un facteur de risque important d’infection sternale superficielle ou de médiastinite. (11) (12)

En matière de chirurgie digestive, une étude a montré un risque plus important de lâchage d’anastomose chez les fumeurs que chez les non-fumeurs après une chirurgie colorectale avec anastomoses. (13) Enfin, des études ont montré l’effet néfaste du tabagisme sur la consolidation osseuse. En cas de fracture ouverte de la jambe, la consolidation osseuse survient en 32 semaines chez les fumeurs contre 28 semaines chez les non-fumeurs, avec des opérations d’aide à la consolidation plus fréquentes chez les fumeurs. (14)

Tabagisme et altération de la cicatrisation: pourquoi ?

La fumée de tabac affecte différents types de cellules et différentes étapes du processus de cicatrisation.  On a identifié plus de 4000 substances dans la fumée de tabac et certaines ont montré qu’elles avaient un rôle négatif dans la cicatrisation, en particulier le monoxyde de carbone et la nicotine. Le monoxyde de carbone entraîne une diminution de l’oxygénation des tissus et une mauvaise micro-circulation sanguine. (15) L’action vasoconstrictrice et thrombogène de la nicotine a pour conséquence  une diminution du flux sanguin et de l’apport d’éléments nutritifs nécessaires à la cicatrisation des tissus. (16) Fumer une seule cigarette a un effet vasoconstricteur d’une heure et demi quand un paquet entier entraîne une hypoxie pendant toute une journée. Autre composant de la fumée de tabac qui a aussi un impact sur la cicatrisation, le cyanure d’hydrogène. Il altère le métabolisme cellulaire de l’oxygène. (17) La diminution de la micro-circulation cutanée et l’hypoxie sont les causes principales de l’effet néfaste du tabagisme sur la cicatrisation cutanée et celle des tissus profonds.

Le tabagisme entraîne également une altération de la réponse immunitaire : l’afflux de macrophages (cellules du système immunitaire) au niveau de la plaie   est plus faible chez les fumeurs. Le tabagisme provoque des troubles de la migration des globules blancs durant la phase inflammatoire de cicatrisation, ce qui réduit le nombre de monocytes et de macrophages sur le site de la plaie et réduit l’action bactéricide. (18)

En outre, la production de collagène est diminuée chez les fumeurs – l’action des fibroblastes qui créent du collagène est perturbée par le tabac: diminution de la migration et de l’activité fibroblastique par la nicotine-  or le collagène a un rôle important dans la cicatrisation. (19) L’exposition à la fumée de tabac pendant la phase de prolifération de la cicatrisation, en plus de réduire la prolifération et la migration des fibroblastes, réduit la capacité de contraction de la plaie, empêche la régénération épithéliale, réduit la production de la matrice extracellulaire et bouleverse l’équilibre des protéases. (20)
Une étude récente a suggéré que la nicotine  pourrait inhiber la sécrétion de TNF alpha (important facteur pro-inflammatoire, qui a un rôle important dans la réparation des os en cas de fracture) ce qui expliquerait le retard de guérison des fractures chez les fumeurs. (21)

Sevrage tabagisme avant intervention chirurgicale: baisse du taux de complications

De nombreuses études ont montré que l’arrêt pré-opératoire du tabac a un effet bénéfique sur le processus de cicatrisation post-opératoire (amélioration de la cicatrisation et réduction des infections). Les effets du tabagisme sur le système cardio-vasculaire semblent donc réversibles. Cet effet est d’autant plus important que le sevrage a été effectué de façon précoce avant une intervention. Une étude menée en chirurgie ORL a ainsi montré qu’un sevrage moins de 21 jours avant une intervention avait déjà un effet bénéfique mais qu’un sevrage supérieur à 21 jours diminuait de façon significative le risque de complications ( risque relatif de complications de 0,31 avec un sevrage moins de 21 jours avant, de 0,17 chez ceux qui ont arrêté entre 21 et 56 jours avant et 0, 17 chez ceux qui ont arrêté depuis plus de 8 semaines ( avec un risque relatif de 0,11 chez les non-fumeurs). (22)

Un sevrage 6 à 8 semaines avant une opération semble être le plus efficace pour diminuer le taux de complications de cicatrisation. Une étude récente a montré qu’un sevrage 6 à 8 semaines avant une intervention programmée d’arthroplastie de hanche ou de genou réduisait la morbidité post-opératoire de plus de 50%, avec un effet particulièrement prononcé en ce qui concerne les complications liées aux plaies (infection et cicatrisation), soit 5% de complications chez les patients abstinents contre 31% chez les fumeurs. (23) Une simple réduction du tabagisme a aussi des effets bénéfiques mais cela est moins documenté.

Le sur-risque lié au tabagisme disparaît avec un arrêt du tabac 6 à 8 semaines avant l’intervention et poursuivi durant 3 semaines à 3 mois après l’intervention. (24) Dans les cas d’interventions non programmées, l’arrêt du tabac à partir du moment de l’intervention jusqu’à plusieurs semaines après celle-ci entraîne une diminution des complications post-opératoires (dont les difficultés de cicatrisation et les infections). Ainsi, une étude suédoise de 2010 a montré qu’une abstinence à partir d’une intervention orthopédique d’urgence de type fracture jusqu’à 6 semaines après celle-ci avait un bénéfice: deux fois moins de complications post-opératoires chez les personnes abstinentes que chez celles qui avaient continué à fumer, soit 20% contre 38%. (25)

Un sevrage tabagique avant et après une opération est donc extrêmement important. La littérature a montré que la période préopératoire est la meilleure période pour proposer un programme de sevrage. L’utilisation de patch nicotinique pendant la période d’abstinence n’entraîne pas d’effets secondaires sur les plaies et la cicatrisation. (26) Une étude a même montré que l’utilisation d’un patch transdermique de nicotine pouvait augmenter la synthèse de collagène de type 1 dans les plaies. (27)

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